06 août 2005
ANDERNOS : Il y a comme un os
Il y a comme un os
| : Guillaume Balout |
Lu dans Sud-Ouest
« Où avez-vous passé vos
vacances ? » « A Andernos, Lugos, ... » Et de
rêver Grèce, soleil, mer turquoise. Mais de la Grèce, on est encore
loin à Andernos, Biganos, Lugos et Mios, pour ne citer que les communes
girondines, à consonance grecque, proches du Bassin. Et ces villes ne
baignent pas dans la mer Egée aux côtés des Mykonos et Delos. Faute de
Cyclades, on se contentera d'un tour de Bassin. Au XIXe siècle, Henri
Ribadieu avait jeté un pavé dans la mare en attribuant les terminaisons
en « os » de plusieurs noms de lieu à une prétendue ancienne
implantation grecque. Mais c'était sans compter sur la perspicacité des
toponymistes locaux comme Bénédicte Fénié, professeur de gascon. « Tous
les suffixes en "os" ou "osse" de la région sont des marques de
l'aquitanique, une langue proche du basque parlée en Gascogne avant les
Romains, qui indiquent l'appartenance ou le lieu ». Va donc pour
Biganos, le domaine de Vicanus, Mios, celui de Minus et Andernos, celui
d'Enderne. Lugos, en revanche, dérive de Luragor, « terre sèche » en
basque. Mais point de grec à l'horizon.














